Voici quelques sujets qui ont déjà été proposés. Chacun d’eux peut faire l'objet d'une journée, d'une week-end ou de plusieurs jours. D'autres thèmes sont envisageables, au carrefour de la philosophie, de la psychologie et de la spiritualité chrétienne.
1/ Devenir disciple
Parmi les Traditions authentiques, le christianisme a ceci de particulier qu’il ne propose pas de suivre des idées, mais une personne. Dans cette perspective, devenir disciple consistera à se mettre à l’écoute d’une autre voix que la sienne et à laisser éclore en soi ce que cette voix y insufflera. Pour le chrétien, la parole du Christ est en effet une nourriture destinée à faire germer quelque chose en lui.
Alors se posent quelques questions cruciales. Quel est ce Maître ? De quoi est-il le Maître ? Que propose-t-il ? Quel disciple attend-il ? Comment se faire disciple d’un tel Maître ?
Nous chercherons quelques éclairages à ces questions en partant de ce verset de Jean (14:6) : « Moi je suis le chemin et la vérité et la vie … ».
2/ Avance en eau profonde
L’être humain est dépositaire d’une capacité innée de transcendance, qui est la dimension spirituelle en lui, et qui n’a rien à voir avec la dimension psychologique. Toutefois, cette aptitude n’existe qu’à l’état de germe, elle ne se développe pas automatiquement, elle est à éveiller et à nourrir.
Le pèlerinage spirituel part de ce fond et s’appuie sur lui. C’est un chemin vers la profondeur. Il est vertical : il consiste à s’immerger plutôt qu’à nager en surface. Il mène à une transformation progressive de l’être. Or, ce chemin vers la profondeur est lent, les pas sont petits et difficiles, la direction à prendre est souvent floue, le courage peut manquer.
Nous irons puiser dans la tradition chrétienne, celle qui est issue du Christ, quelques repères pour emprunter un tel chemin et nous y maintenir.
3/ Quelques mots du désert
Entre le milieu du IIIe et le VIIe siècle, des hommes et des femmes ont abandonné le monde pour aller vivre dans les déserts d’Égypte, de Palestine, de Syrie ou de Mésopotamie. Ils cherchaient l’union à Dieu.
Cette quête s’est maintenue durant près de quatre siècles et s’est prolongée dans le monachisme occidental. Génération après génération, une sagesse s’est épanouie au milieu des sables et des rochers. Elle est marquée par un bon sens concret, parfois rude ; elle est aussi empreinte d’une haute exigence spirituelle, tout inspirée des Évangiles. Nous irons respirer le parfum de ces fleurs qui ont éclôt dans le cœur des Pères et des Mères du désert.
4/ La blessure et le souffle
Les peines et les joies alternent au fil de nos vies. Ombres et lumières, journées ensoleillées et jours de pluie constituent la trame de notre quotidien.
Nous découvrirons une grille de lecture simple de nos blessures intérieures et des mécanismes par lesquels elles s’installent. Nous nous pencherons ensuite sur cet élan qui nous habite et qui est d’une autre nature que nos mécanismes psychologiques.
Nous chercherons enfin à articuler ces deux plans, le psychique et le spirituel, en puisant dans l’Évangile quelques éclairages à propos de ces «traversées de la mer Rouge» qui peuvent devenir des occasions d’entrer dans le processus de seconde naissance auquel le Christ nous appelle.
5/ Le combat spirituel
L’expression « combat spirituel » présente des sonorités inquiétantes à nos oreilles contemporaines, particulièrement en ces temps troublés. Chaque tradition spirituelle authentique considère pourtant que la croissance intérieure de l’Homme passe par des pratiques particulières qui, toutes, visent une libération.
Or, qui parle de libération considère évidemment qu’il est possible d’être captif. Mais captif de quoi ? Et comment s’en délivrer ? C’est en nous appuyant sur l’expérience des Pères du désert que nous explorerons cette démarche de désencombrement et d’unification.
Selon eux, nous dépouiller du vieil Homme, identifier ce qui fait obstacle à l’Homme nouveau, avancer vers une plus grande liberté intérieure, une plus grande légèreté d’être requiert de descendre dans notre coeur et de le purifier.
6/ Le chemin spirituel
Lorsqu'on se lance dans une expédition en pays inconnu, on s'équipe, on utilise un guide, une carte, on collecte de bonnes adresses, des renseignements utiles ...
C'est avec cette métaphore très concrète en tête que nous approcherons le chemin que nous appelons "spirituel". Quelle(s) direction(s) peut-il prendre ? Quelle est notre part de liberté ? Quels en sont les aspects, les dangers, les étapes, les traversées nécessaires ou inutiles, les parfums ... ?
Nous nous référerons à quelques paroles du Christ qui peuvent éclairer notre cheminement en esprit vers le Père. Nous irons également puiser dans la tradition chrétienne qui offre nombre de richesses dont nous pouvons bénéficier aujourd’hui encore sur notre propre chemin.
7/ La garde du cœur
Il y a des moments de l’existence où nous sommes envahis de ruminations persistantes : inquiétudes, regrets, chagrins, découragements, désirs, peurs...
Que faire lorsque ces ombres prennent le dessus et nous emprisonnent ? Peut-on s’en libérer ? Comment progresser vers cette légèreté d’être des petits enfants dont parle le Christ ?
Confrontés à ces mêmes difficultés, les Pères du désert, ces premiers moines chrétiens, ont cherché à identifier les ressorts qui déclenchent ces mécanismes ainsi que les moyens de les désamorcer. Ils parlaient de purifier le cœur des passions. Ils appelaient ce travail de vigilance intérieure la «garde du cœur».
C’est en nous appuyant sur leur expérience que nous explorerons cette démarche de désencombrement et d’unification à laquelle tout pèlerin spirituel est appelé.
8/ Iéshoua avant le Christ
Avant que le christianisme institutionnel ne prenne son essor, au début du IVe siècle, il y a eu un prédicateur juif itinérant du nom de Ieshoua, qui a consacré les dernières années de son existence terrestre à transmettre à un petit groupe de disciples une vision particulière de Dieu, de l’Homme, de leur relation ainsi que du sens de la vie, une perspective qui a été consignée dans un document à quatre voix : l’Évangile.
Depuis un bon siècle, nous avons recueilli des connaissances approfondies en de très nombreux domaines qui n’existaient même pas auparavant : la psychologie, l’archéologie, la linguistique, la géologie, la biologie, la cosmologie, l’astronomie, l’anthropologie …
À partir de ces acquis récents, pouvons-nous défricher de nouvelles pistes de compréhension du message du rabbi galiléen ?
9/ Dieu intime
Au sein de la tradition chrétienne, dès les premiers temps, des hommes et des femmes ont cherché à rencontrer ce Dieu « plus intime que l’intime de moi-même » ainsi que s’en étonnait saint Augustin.
Le courant mystique qui parcourt le christianisme est demeuré le plus souvent caché, secret, silencieux - comme il se doit si l’on se réfère à la racine grecque du mot “mystique” : muô, « se fermer, se taire » -, mais il est resté constant au travers des siècles, fleurissant en une multitude d’approches.
C’est cet élan et ce ravissement que nous explorerons par le biais d’un florilège de pensées de quelques-uns de ces chercheurs qui se sont efforcés de vivre Dieu plus que de le penser.
10/ Jusqu’à l’émerveillement
Laudato si, ce vibrant plaidoyer pour la sauvegarde de notre maison commune, nous engage à une plus haute conscience de notre rôle et de notre responsabilité quant à l’état de notre Planète. Si cela s’adresse à nous, les humains, et si cela nous touche, c’est parce que nous sommes dotés d’un équipement qui est en mesure de réaliser les dégâts occasionnés à notre environnement et d’en discerner les causes. Nous sommes des êtres capables de conscience.
Mais qu’est-ce que cette aptitude ? Quelle est sa compétence ? Peut-on la faire éclore et se développer ? Jusqu’où peut-elle conduire ?